Suite de l'affaire Keineken...
Un communiqué de Conrad Engler, secrétaire de l'association Engelberger Klosterbräu (répercuté entre autres par le Tages-Anzeiger et par 20 Minuten) annonce que le 13 janvier 2010, le Tribunal d'Obwald a en première instance, donné raison à Heineken dans sa plainte contre l'association à propos du nom Keineken apposé sur leur étiquette. La question de la proportionnalité de la mesure provisionnelle de saisie reste par contre ouverte.
La saisie des 1200 bouteilles et de la centaine de verres a été levée, à condition que les bouteilles soient ré-étiquetées et que le nom soit retiré des verres (ça va faire courir les collectionneurs...)
L'association n'a pas les moyens de faire appel pour obtenir un jugement en deuxième instance, et a donc décidé de changer le nom de la bière en (B)ENGEL-BRÄU, afin de pouvoir la vendre. Ce d'autant plus que la date limite de vente sur les bouteilles est dans un mois.
Avant :
Après :
En attendant d'avoir leur propre unité de production pour la future Engelberger Klosterbräu en 2012...
Victoire sur le papier pour Heineken, donc... mais l'impact effectif, tant dans la notoriété de l'association que dans les dommages dans la région pour l'image d'Heineken, sont difficiles à chiffrer...
Concernant ces derniers la lecture des commentaires d'internautes sous l'article de 20 Minuten est assez peu encourageante, montrant qu'il y a encore assez de bons Suisses qui cultivent une sainte trouille de la colère des grands acteurs économiques.
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mercredi 27 janvier 2010
jeudi 1 octobre 2009
Gaussons nous un peu...
...parce qu'Heineken France a déjà sorti ses bières de Noël, avec trois mois d'avance.
Le communiqué tel que répercuté dans quelques médias est un monument de langue de bois brassicole, ou de l'art de faire passer des bières plus ou moins quelconques pour des grands crus d'exception en invoquant la caution d'un chef de resto gastro-branchouille.
On notera aussi cette fixation très gauloise sur les cocktails à la bière, comme si la bière ne pouvait se suffire à elle-même et devait impérativement être mélangée à autre chose...
PS : en plus, sur le site de La Dépêche de Toulouse, c'est dans le rubrique "Au féminin" qu'on publie ça...
Le communiqué tel que répercuté dans quelques médias est un monument de langue de bois brassicole, ou de l'art de faire passer des bières plus ou moins quelconques pour des grands crus d'exception en invoquant la caution d'un chef de resto gastro-branchouille.
On notera aussi cette fixation très gauloise sur les cocktails à la bière, comme si la bière ne pouvait se suffire à elle-même et devait impérativement être mélangée à autre chose...
PS : en plus, sur le site de La Dépêche de Toulouse, c'est dans le rubrique "Au féminin" qu'on publie ça...
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[french],
bière de noël,
France,
Heineken
vendredi 11 septembre 2009
Keineken, suite : Roger Protz en passe une couche.
Roger Protz, pointure parmi les pointures du journalisme brassicole international, s'est penché sur l'affaire de la saisie par la justice, sur demande d'Heineken, du stock de bière et de verres de l'association Keineken dont je parlais ici même il y a peu.
Pour ceux qui lisent l'anglais, c'est là que son article se trouve.
Et c'est instructif : On y apprend qu'il n'a fallu que quatre heure à Heineken Suisse entre la diffusion du communiqué de presse et la première intervention des avocats auprès de M. Engler de Keineken, et moins de 12 heures pour que la justice fasse saisir les 1'200 bouteilles qui mettaient en danger de manière aussi grave l'intégrité de la Marque Verte Batave...
Belle mentalité, y'a pas à dire.
Pour ceux qui lisent l'anglais, c'est là que son article se trouve.
Et c'est instructif : On y apprend qu'il n'a fallu que quatre heure à Heineken Suisse entre la diffusion du communiqué de presse et la première intervention des avocats auprès de M. Engler de Keineken, et moins de 12 heures pour que la justice fasse saisir les 1'200 bouteilles qui mettaient en danger de manière aussi grave l'intégrité de la Marque Verte Batave...
Belle mentalité, y'a pas à dire.
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[french],
Engelberger Klosterbräu,
Heineken,
Keineken,
Roger Protz,
Suisse
jeudi 3 septembre 2009
Sens de l'humour et sang-froid : Carlsberg 1 - Heineken 0
Carlsberg Suisse a une notion passablement étriquée de la "diversité" : à en croire l'excellent Bov, sur un portefeuille de 31 produits, le groupe Feldschlösschen / Carlsberg Suisse propose 24 lager blondes (plus ou moins interchangeables au goût, si l'on excepte les 3 sans alcool et l'unique non-filtrée), une seule lager brune, et six boissons sucrées aromatisées à base de "bière". On n'est pas loin de la célèbre boutade d'Henri Ford à propos du modèle T, comme quoi le client avait le choix de la couleur pour sa Ford T, du moment qu'elle était noire.
Pourtant, il faut reconnaître que quand, en juin 2008, en protestation contre le monopole de
Carlsberg sur les périmètres réservés du Championnat Européen de football, Unser Bier avait lancé une bière à étiquette verte intitulée "Mehr als nur Calrsbreg" (en gros "pas rien que de la Calrsbreg"), on avait au moins gardé son sang-froid du côté de Rheinfelden et la chose n'avait pas eu de suites juridiques, faisant peu de vagues.
Par contre, quand, à fin août 2009, l'association Keineken basée à Engelberg (OW), fondée en réaction à la vente d'Eichhof - dernière grande brasserie indépendante Suisse, fortement ancrée à Lucerne - en avril
2008 à Heineken, se permet de faire produire par Unser Bier une bière "Keineken" pour étoffer un peu ses finances, Heineken lâche tout de suite sa meute d'avocats et fait saisir les 1'200 bouteilles produites, arguant d'un nom trop proche de sa marque.
Là où la chose devient délicieusement paradoxale, c'est que l'argument généralement retenu pour des disputes sur des marques comme celle-ci, c'est le risque de confusion pour le consommateur. Non seulement l'étiquette beige ne laisse aucun doute, le prix - Fr. 6.93 pour 500ml - non plus, mais Keineken est un mot-valise à la signification parfaitement limpide : "kein Heineken", qui peut se traduire comme "pas d'Heineken" ou "pas une Heineken".
C'est assez piquant, on en conviendra, de parler de risque de confusion avec Heineken, alors que le nom du produit précise bien, et de manière parfaitement intelligible pour les consommateurs germanophones concernés, que ce n'est pas de l'Heineken...
En attendant, Heineken viennent probablement de commettre un splendide auto-goal, vu que même s'ils ont gain de cause devant le justice, ils auront amené une énorme publicité gratuite à Keineken, et auront marché en plein dans le piège du "David contre Goliath"- ce ne sont pas 1'200 flacons qui allaient objectivement lui faire de l'ombre ! -, légitimant de fait l'association Keineken aux yeux d'une bonne partie des consommateurs de bière de la région lucernoise.
Le géant vert hollandais ne brille, dans le cas précis, vraiment pas par son sens de l'humour, ni par son bon sens en matière de relations publiques...
Pourtant, il faut reconnaître que quand, en juin 2008, en protestation contre le monopole de
Carlsberg sur les périmètres réservés du Championnat Européen de football, Unser Bier avait lancé une bière à étiquette verte intitulée "Mehr als nur Calrsbreg" (en gros "pas rien que de la Calrsbreg"), on avait au moins gardé son sang-froid du côté de Rheinfelden et la chose n'avait pas eu de suites juridiques, faisant peu de vagues.Par contre, quand, à fin août 2009, l'association Keineken basée à Engelberg (OW), fondée en réaction à la vente d'Eichhof - dernière grande brasserie indépendante Suisse, fortement ancrée à Lucerne - en avril
2008 à Heineken, se permet de faire produire par Unser Bier une bière "Keineken" pour étoffer un peu ses finances, Heineken lâche tout de suite sa meute d'avocats et fait saisir les 1'200 bouteilles produites, arguant d'un nom trop proche de sa marque.Là où la chose devient délicieusement paradoxale, c'est que l'argument généralement retenu pour des disputes sur des marques comme celle-ci, c'est le risque de confusion pour le consommateur. Non seulement l'étiquette beige ne laisse aucun doute, le prix - Fr. 6.93 pour 500ml - non plus, mais Keineken est un mot-valise à la signification parfaitement limpide : "kein Heineken", qui peut se traduire comme "pas d'Heineken" ou "pas une Heineken".
C'est assez piquant, on en conviendra, de parler de risque de confusion avec Heineken, alors que le nom du produit précise bien, et de manière parfaitement intelligible pour les consommateurs germanophones concernés, que ce n'est pas de l'Heineken...
En attendant, Heineken viennent probablement de commettre un splendide auto-goal, vu que même s'ils ont gain de cause devant le justice, ils auront amené une énorme publicité gratuite à Keineken, et auront marché en plein dans le piège du "David contre Goliath"- ce ne sont pas 1'200 flacons qui allaient objectivement lui faire de l'ombre ! -, légitimant de fait l'association Keineken aux yeux d'une bonne partie des consommateurs de bière de la région lucernoise.
Le géant vert hollandais ne brille, dans le cas précis, vraiment pas par son sens de l'humour, ni par son bon sens en matière de relations publiques...
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Calrsbreg,
Carlsberg,
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Eichhof,
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Keineken,
sens de l'humour,
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